Disciplines pratiquées

   L'association KENSHIKAI est un club d'arts martiaux japonais traditionnels à Perpignan. Nous proposons l'enseignement de trois disciplines d'escrime japonaise issues des iaijutsu, jojutsu et kenjutsu d'autrefois:

Dégainer le sabre et couper dans un même mouvement

Photo 049Le iaido (voie du sabre au fourreau), pratiqué sous forme de kata (enchaînement de techniques préétabli). Cet art martial se pratique aussi bien à genou que debout, c'est l'art de dégainer rapidement son sabre pour se défendre ou contre-attaquer. On utilise généralement un sabre métallique non tranchant pour le pratiquer (iaito). C'est l'art des samouraïs par excellence, dégainant et coupant dans le même mouvement. Nous pratiquons le seitei iai tel qu'enseigné au Comité National de Kendo au sein de la FFJDA. Après quelques temps de pratique, selon leur compétences techniques, les élèves abordent l'école ancienne Muso Shinden Ryu dont le cursus est beaucoup plus long et complexe. Celle-ci fut créée par Hayashizaki Jinsuke Shigenobu au 16e siècle dans sa forme originelle. Son enseignement donna par la suite naissance à de nombreuses écoles encore pratiquées aujourd'hui, comme Muso Jikiden Eishin Ryu. Dans les années 30, Nakayama Hakudo (Hanshi 10e Dan en iaido, jodo et kendo) codifia le cursus que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Muso Shinden Ryu à partir de la branche Shimomura Ha. 

Par ses dimensions et son poids le katana est l'arme idéale pour les techniques de taille. Il se différencie des épées chinoises et médiévales par son tranchant unique et sa courbure gracieuse. Ses techniques de fabrication témoigne du grand raffinement de la technologie et de l'art de la métallurgie du Japon médiéval. Le port de cette lame, tranchant vers le haut permet le dégainer rapide de l'arme, ce qui n'est pas possible avec l'épée occidentale, par exemple, qui doit d'abord être tirée au clair.

Couper au katana de la manière la plus simple et la plus efficace.

Photo 104Développé par Jean-Pierre Réniez Sensei sous l'influence de l'enseignement qu'il a reçu de Kato Shinji Sensei, le battodo de l'école France Tenshin Ryu, se concentre sur la coupe au sabre, il se travaille sous forme de kata, que l'on reproduit sur des cibles réelles (paille humide, bambou, carton...), afin de se confronter à la réalité de la coupe. Ce budo est réservé aux pratiquants du iaido et de jodo ayant acquis certaines bases. Comme pour la pratique de Muso Shinden qui est physiquement exigeante, la pratique du battodo demande une grande concentration et beaucoup de précision afin de respecter les règles de sécurité minimum. La pratique quotidienne se fait avec un bokken seul, puis à deux, et enfin avec un katana afin d'expérimenter différentes situations de coupe sur une cible réelle. Le pratiquant devra donc patienter quelques mois afin que nous puissions nous assurer de la bonne compréhension de la manipulation de base du sabre pour la sécurité de tous et la bonne pratique de chacun.

Héritier du tameshigiri dont l'objectif était de tester les lames neuves des samouraïs, le battodo permet d'étudier le maniement du katana pour comprendre les principes techniques et physiques qui régissent une utilisation du sabre japonais efficace dans le cadre du budo. 

Maîtriser le sabre avec un bâton

Photo 025Le jodo est travaillé sous forme de kata à deux, l'un utilise un jo, bâton long de 128 cm, alors que le second utilise un sabre en bois, appelé bokken. La différence de longueur et de type d'arme (tranchant contre contondant) rend cet art martial très riche et précis. Ces kata sont au nombre de 12 dans le seitei jo pratiqué lui aussi au sein du Comité National de Kendo. Ce cursus est issu de l'école Shindo Muso Ryu Jojutsu, créée au 17e siècle par Muso Gonnosuke, maître de l'école Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu. Après avoir vaincu le célèbre Miyamoto Musashi et son escrime à deux sabres, il s'installa dans le clan Kuroda où son école de bâton prospéra dans les forces du maintien de l'ordre jusqu'à nos jours. Il est encore pratiqué à cette fin au Japon. C'est Shimizu Takaji, 25ème grand-maître de l'école, qui jeta les bases de l'actuel seitei jodo. En 1968, la Fédération de Kendo de tout le Japon (ZNKR) au moyen d'une commission d'experts finalisa et présenta officiellement le seitei jodo. Bien que le gabarit de ce bâton soit commun avec l'aïkido, son utilisation est totalement différente. en effet les armes en aïkido sont avant tout utilisées pour illustrer les principes de la discipline alors qu'en jo on étudie avant tout les actions possible face à un sabre et comment utiliser ses armes au mieux.

Ces différents arts martiaux nous permettent d'avoir une approche complète du sabre japonais, le katana, de son utilisation, et de son contexte culturel. En tant que budo, ils ne sont pas tournés vers la simple défense mais vers l'épanouissement de l'individu dans une pratique traditionnelle authentique car transmise de génération en génération.

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